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Entrée du Musée

Le musée du Dodo

Evolution

Charles Darwin

Charles Darwin, au moment de son voyage
autour du monde sur le Beagle, 1833.

Espace clos, en général d'une superficie restreinte, les îles sont, aux yeux des scientifiques, des espaces idéaux d'observation et d'expérimentation. Au XVIIIe siècle déjà, les naturalistes commencent à s'y intéresser sérieusement en prenant conscience de la spécificité de leurs faunes ainsi que des potentialités comparatives avec le continent. Ils dressent l'inventaire de leurs faunes et flores, entreprennent ensuite le relevé des spécificités que recèlent les animaux et plantes endémiques. Plus tard enfin, on tente de mieux comprendre l'interaction entre milieu et peuplement insulaire.

C'est dans les îles, véritables laboratoires naturels, que naîtront les théories évolutionnistes. C'est de 1831 à 1836, au cours de son périple maritime autour du monde à bord du Beagle, que Charles Darwin, séjournant aux îles Galapagos, étudia un groupe particulier d'espèces de pinsons. Ses remarques quant aux différences d'une île à l'autre et par rapport au continent, lui permettront d'élaborer sa théorie de l'évolution par la sélection naturelle.

A l'inverse des îles continentales (Madagascar, l'Angleterre, …), les trois îles océaniques des Mascareignes, d'origine volcanique, n'ont jamais été en contact avec des terres émergées. Aucune n'a dérivé à partir d'un continent, ce qui aurait imposé d'emporter avec elle sa faune et sa flore. Désertes à leur naissance, elles ne possèdent aucun passé biologique. Comment expliquer, dès lors, leur si riche peuplement? Par des périples hasardeux ou d'improbables naufrages! Spores de fougères, semences légères d'orchidées ou petits insectes emportés par des vents océaniques; oiseaux capturés dans l'œil d'un cyclone; oeufs de lézards ou d'araignées transportés par les courants sur des bois flottants; semences accrochées aux plumes ou aux pattes d'un oiseau migrateur… La colonisation des espèces animales et végétales s'est faite très lentement, mais sûrement. On estime à 30'000 ans le temps nécessaire pour qu'une nouvelle variété s'implante! Et si son arrivée relève déjà du miracle, les facteurs pouvant faire échouer son développement ou sa reproduction sont légion. Un perroquet mâle peut bien débarquer, mais sans sa partenaire… Une jeune plantule sortie de terre après combien d'aléas, peut être grillée par le soleil en un rien de temps… Les chances de survie sont extrêmement faibles et les échecs la règle. Mais, quelques millions d'années plus tard, force est de constater que les Mascareignes abritent une flore et une faune d'une formidable diversité. Le triomphe du hasard du temps.

Chaque groupe fondateur arrivé sur une île présente une certaine diversité génétique réduite et qualitativement différente de celle du groupe continental d'origine. Au cours des générations, cette particularité, cette différence génétique va s'amplifier du fait d'une évolution statistique aléatoire appelée «dérive génétique».

De plus, il peut également se produire une sélection de certains caractères, en raison des situations écologiques nouvelles que l'espèce trouve sur l'île. Ces processus sont à l'origine de la formation d'espèces nouvelles. A l'inverse, l'insularité peut avoir préservé certaines espèces d'évolutions ou de disparitions sévissant sur le continent, ce qui fait des îles des écosystèmes particuliers recélant des richesses uniques.

Une fois sur l'île, animaux et végétaux se trouvent confrontés à de nouvelles conditions. En général, le nombre global d'espèces est inférieur et les prédateurs sont plus rares. Les espèces que l'on trouve sur les îles présentent souvent des traits surprenants: choux géants ou hippopotames nains de Madagascar,… La rareté des prédateurs permettra à de petites espèces d'augmenter leur taille démesurément, n'ayant plus besoin de se cacher, de fuir ou de s'envoler. Il a été prouvé aussi, que les faunes des îles produisent en général moins de jeunes, mais leur procurent plus de soins et pendant plus longtemps, ce qui diminue leur mortalité. Par ailleurs, ils vivent souvent plus longtemps.

Une date clef dans l'Histoire écologique des Mascareignes, est l'année 1720, lorsque presque tous les navires de la Compagnie des Indes se rendant en Inde, ou s'en retournant, abandonnèrent la route du Canal de Mozambique; ce qui les contraignait à se ravitailler en vîvres aux Mascareignes où ils embarquaient à bord des centaines de tortues et oiseaux de toutes sortes. Ce fut d'ailleurs la raison de l'occupation permanente de l'île Rodrigues, quand le gouverneur général La Bourdonnais, prenant ses fonctions, intima l'ordre au sieur Oriol d' «amasser des tortues de terre et de mer, en assez grande quantité pour charger les bateaux, et les expédier promptement.» Le même se vantait d'ailleurs l'année suivante auprès du Ministre de la Marine, qu' «il n'y ait aucun navire auquel je ne donne 200 volailles et 400 tortues.»

Il convient également de mentionner la présence à Rodrigues de trois espèces différentes de tortues de la même famille, aujourd'hui disparues, existence attestée à vingt ans d'intervalle par deux habitants de l'île, François Leguat et Julien Tafforet. La coexistence de ces espèces congénériques, phénomène appelé sympatrie, est exceptionnelle en ce qui concerne les tortues terrestres et surprenante sur une île au territoire exigû. Ceci ne peut s'expliquer que par la capacité de ces tortues à avoir migré d'île en île à plusieurs reprises dans l'Histoire, fortuitement et au gré des courants marins.

Pigeon de Nicobar

Pigeon de Nicobar (Caloenas nicobarica), gravure rehaussée d'aquarelle
(1809-11), extraite du livre Les Pigeons, par Pauline Knip. Cet oiseau semble être génétiquement l'animal actuel le plus proche de l'ancêtre du Dodo.

Voici un article du Guardian sur la relation du dodo et du pigeon de Nicobar, effectivement son plus proche parent actuellement en vie. Dodo's DNA points the finger at Nicobar pigeon, James Meek, science correspondent, Friday March 1, 2002.

On y voit toutefois une petite note d'espoir:

"A mummified dodo which inspired a character in Lewis Carroll's Alice in Wonderland has provided the DNA to solve an old mystery about the extinct bird. " [...]

"There has been speculation that the Oxford dodo could provide good enough DNA to attempt a dodo clone, but no scientist has yet managed to clone any bird. "

Il existerait donc de l'ADN de dodo qui serait en suffisament bon état pour permettre le clonage.

Signalé par Monsieur Julien Millet.

dodo

Evolisyon

Île de France

Île de France par A.H.Dufour, 1836.

Enn lil, set enn lespas ferme, limite ; pu bann syantis, enn lespas ideal pu kapav observ ek fer leksperyans syantifik. Dan 18yem syek, deza, ena bann natiralis ki'nn kumans interese ar bann zil, letan zot finn pran konsyans spesifisite lafonn ek tu bann diferans ki kapav ena parapor ek enn kontinan.

Zot inn fer enn linvanter sa bann zanimo ek plant la, ek apre, zot inn analiz bann laspe spesifik ki sa bann zanimo ek plant andemik la ena. Pli tar anfin, zot inn sey konpran interaksyon ki ena ant lanvironnman ki enn lil ena ek so konsekans lor tu seki andemik.

Se dan bann zil ki teori evolisyon inn ne, zis akoz enn lil, li parey kuma enn vre laboratwar natirel. Ant lane 1831 ek 1836, letan Charles Darwin pe fer so promye vwayaz otur lemond, abor Beagle, li'nn vizit bann zil Galapagos e lerla, li'nn etidye enn grup espes zozo pinson an partikilye.

Li'nn remarke ki enan bann diferans ant enn lil ek enn lot an konparezon ek enn kontinan. Sa finn permet li kre so teori lor evolisyon par seleksyon natirel.

Sak grup zanimo ki vinn dan enn lil depi enn kontinan, li devlop so prop data zenetik ki diferan ek grup ki'nn res lor kontinan. Avek letan, sa diferans zenetik pu ogmante, zis akoz bann rezon statistik ki apel «deriv zenetik».

Ek anplis, parfwa li arive ki bann karakter spesyal finn devlope akoz nuvo sityasyon ekolozik ki sa espes la truve lor sa lil la. Sa devlopman la, li alorizinn bann nuvo lespes. Lot kote, enn lil kapav sov bann devlopman uswa bann popilasyon zanimo ki finn disparet lor enn kontinan.

Sa ve dir ki bann zil, ena so prop lemond ki enan so prop rises.

Letan bann zanimo ek bann plant ariv lor enn lil, zot fer fas bann nuvo kondisyon. An zeneral, nom total bann espes, li inferyer ek seki u truv lor kontinan e anplis ki sa, bann predater, tuzur mwens. Akoz sa, bann espes ki u kapav truv lor enn lil, parfwa, arive zot pa parey : par ekzanp lisu zean u ipopotam nin (dan Madagaskar), … Anefe, si predater rar, tu bann tipti espes kapav gayn bann grander ekstra, parski zot nepli bizin kasyet, sove u anvole. Enan prev usi, ki bann zanimo dan bann zil, fer mwens piti, me pas pli buku letan ar zot. Dayer, zot mortalite diminye e an zeneral, zot kapav viv pli lontan.

Emmanuel Richon

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