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Le prix du livre Arc-en-ciel 2005 a été
attribué à
Louis BOUTRIN
pour Au-delà des discours !
Au-delà des discours est une analyse du fonctionnement de nos institutions politiques à partir d’une expérience personnelle de l’auteur en qualité de conseiller régional de la Martinique. C’est aussi une interpellation de l’opinion publique sur la crise de crédibilité et de confiance envers les élus. C’est enfin un appel à la citoyenneté et à une nouvelle gouvernance pour le pays Martinique au moment même où après la consultation du 7 décembre 2003, nos concitoyens auront à se prononcer sur ces choix sociétaux déterminants pour les décennies à venir.
Mais, au-delà de tout cela, c’est d’abord l’expression d’un Martiniquais qui croit en l’avenir de son pays et qui exprime sa conviction, sa volonté, et les priorités qu’il se donne pour mieux aider à l’affirmation de notre présence dans un monde de plus en plus incertain, traversé par de grandes mutations et de profonds bouleversements.
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Louis BOUTRIN est directeur de publication de La Tribune des Antilles. Son expérience en qualité de conseiller régional et son investissement personnel dans les grands projets régionaux lui permettent aujourd’hui de jeter un regard critique, mais constructif sur le devenir des institutions majeures du pays Martinique. |
C’est avec plaisir que j’ai accueilli ton nouvel ouvrage, intitulé «Au-delà des discours – une volonté pour le pays Martinique»,
pour lequel je t’adresse mes vifs et sincères remerciements.
Je te présente mes chaleureuses félicitations pour cette production,
fruits de ta persévérance, et te souhaite de réaliser avec
succès tes entreprises.
Plis fos épi tchimbé red!
Alfred MARIE JEANNE
Président du Conseil Régional de Martinique
La force de conviction qui anime votre
ouvrage singulièrement inauguré par la
pensée de deux grands hommes notamment
celle d’Aimé Césaire me rappelle
cette phrase d’un député de la quatrième
République, Lamine Guye, qui s’adressant
à Marius Moutet, Ministre des
Colonies, à propos de la loi sur la départementalisation
lui disait nous n’avons
jamais l’uniformité qui serait une absurdité.
Quand bien même la revendication tait
celle d’une plus grande assimilation, le
combat n’était pas celui d’une uniformisation
des modèles parce qu’il existe
pour nos pays un droit naturel à la différence
que vous exprimez par la conquête
légitime de responsabilités.
L’échéance du 7 décembre 2003 est un
épisode supplémentaire de notre histoire.
Elle est riche d’enseignements. Le
perdant d’un jour mais qui demeure persévérant
dira ce n’est que partie remise.
Les expériences passées nous enseignent
que ce n’est pas «la conscience
des êtres qui détermine leur condition,
mais inversement leur condition qui
détermine leur conscience».
La métamorphose du monde, la fin de
l’Etat «nourricier généreux» créeront
inéluctablement la conscience dans nos
pays de l’impérieuse nécessité de compter
sur nos propres forces.
Votre ouvrage arrive à point nommé et
contribue à nourrir le débat, à apporter
des éclairages sur la justesse de la fin de
l’anachronique départementalisationrégionalisation.
Je souhaite bien entendu un merveilleux
destin à votre livre.
Antoine KARAM
Président du Conseil Régional de
Guyane
«Si nous sommes passés maîtres, en
Martinique, dans la littérature au sens
propre du terme, nous accusons encore
de sérieuses lacunes au niveau des
essais et des mémoires. Qui d’entre
nous n’a pas regretté un jour que
Marius Hurard, ce vaillant leader de la
classe mulâtre dans le Saint-Pierre du
19è siècle, ne nous ait pas laissé de texte relatant sa vie et ses combats?
Au moins cela aurait-il pu faire contrepoids
au «Préjugé de race» du Béké
G. Souquet-Basiège, théoricien de l’évolutionnisme
racial. Et ce qui est vrai
d’Hurard l’est aussi de Victor Sévère,
de Georges Gratiant, d’Albert Crétinoir,
de Sévère Cerland, de Casimir
Branglidor ou d’Emile Maurice qui ne
sont, hélas, plus que des noms de rue
ou de parking pour nos jeunes générations.
C’est pourquoi il convient de saluer
l’ouvrage (éditions Ibis Rouge) de Louis
Boutrin, qui, une mandature durant, fut
conseiller régional. Certes, le fondateur
du mouvement «Pour une Ecologie
urbaine» n’a pas encore la stature politique
des grands aînés que nous
venons de citer, pas encore, mais il
possède sur eux l’avantage d’une pensée
forte, très structurée qui, même si
pour l’instant, elle ne connaît pas le
succès des urnes, impressionne par sa
lucidité et sa capacité visionnaire. Il
faut espérer que s’annonce à travers «Au-delà des discours — Une volonté
pour le pays Martinique » une autre
manière de faire de la politique dans
notre pays, moins lyrique, moins démagogique
aussi, débarrassée des effets
de manche, et qui s’appuie sur des
analyses rigoureuses. Implacables
même…»
Raphaël Confiant
in La Tribune des Antilles – n°43

LAUREAT du Prix Arc-en-ciel 2005
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